Maternité d'Albertville

Accompagner votre projet de naissance

Notre équipe à votre service : une grossesse et un accouchement dans le respect du nouveau-né et de ses parents

Vous avez choisi de vous inscrire à la maternité d’Albertville pour donner naissance à votre enfant. Nous veillons chaque jour à placer le couple au cœur de son projet de naissance, tout en l’entourant des bonnes pratiques médicales qui assurent la sécurité de la mère et de l’enfant. Notre objectif est de vous accompagner pour concrétiser ce projet mûrement réfléchi. Pour cela, vous pouvez rédiger un document qui sera le reflet de votre projet de naissance. Celui-ci sera attentivement lu et discuté au cours des consultations de suivi de grossesse, et sera consigné dans votre dossier.

Pour toute consultation en urgence, n’oubliez pas :

  • L’original de votre carte de groupe sanguin
  • Votre dossier de suivi de grossesse (comptes rendus d’échographies, résultats d’analyses sanguines)
  • Cartes de sécurité sociale et de mutuelle

Pour préparer la valise de maman et bébé pour le séjour en maternité, vous pouvez vous référer à la liste ci-dessous.Télécharger la valise pour la maternité

La place du conjoint

Attendre un enfant est un projet de couple. Il implique le conjoint de la conception, jusqu’à la naissance, et au-delà. Il est donc naturel qu’il puisse participer au suivi de la grossesse, assister aux consultations ainsi qu’aux échographies, mais également prendre part aux séances de préparation à la naissance et à la parentalité et aux différentes consultations spécifiques disponibles à la maternité. C’est l’occasion pour le conjoint de s’informer et d’obtenir des réponses aux questions qu’il ou elle se pose.

Le jour de l’accouchement, il occupe une place centrale au même titre que la femme en travail, et nous avons à coeur de le guider. Si tel est le choix du couple, le conjoint peut soutenir la femme en travail, notamment pour la gestion du temps et de la douleur, l’encourager lors de la naissance de l’enfant, voire participer à cette dernière (couper le cordon ombilical, notamment). Le conjoint peut participer aux premiers soins du nouveau-né et nous encourageons le peau-à-peau autant que désiré, aussi bien avec l’un ou l’autre des parents. 

La place du conjoint en cas de naissance par césarienne est détaillée dans le paragraphe plus bas concernant la césarienne.

En maternité, il a le libre accès à la chambre de sa compagne et de son enfant. De même qu’à la mère, nous lui portons une attention particulière afin de lui transmettre les bons gestes et l’impliquer, selon son souhait, pour les soins au nouveau-né.

La nuit, sa présence est également possible. Nous pouvons mettre à disposition un lit accompagnant, mais ceux-ci sont toutefois en nombre limité dans le service et payant. Il en est de même pour les repas.

 

La gestion de la douleur

Le travail et l’accouchement sont par des contractions utérines, spontanées ou provoquées, la plupart du temps douloureuses, d’intensité variable et dont le ressenti varie aussi d’une femme à l’autre. Pour aider au mieux les femmes à gérer ces douleurs, nous les accompagnons à l’aide de différentes méthodes non médicamenteuses (rocking-chair pour se balancer, baignoire de relaxation, ballon pour travailler la posture du rachis et du bassin, technique de massage que le partenaire peut prodiguer, écharpe ou liane de suspension pour détendre le dos et le bassin, acupuncture, homéopathie, bouillotte chaude, …).

Voici nos conseils pour la gestion des contractions. Le conjoint tient une place essentielle dans l’accompagnement de la femme. Ce document, Bien Être pour un bien Naître, présente des méthodes pour vous sentir acteurs et aider à vous préparer et gérer le travail.

Aussi, les méthodes pharmacologiques (télécharger la vidéo sur l’anesthésie péridurale) (morphiniques, analgésie péridurale, inhalation de protoxyde d’azote, appelé Meopa, notamment) sont autant de techniques permettant de soulager les douleurs de travail.

Télécharger le document d’information sur l’anesthésie péridurale

L’ensemble de ces méthodes vise à accompagner le couple, acteur de son projet de naissance.

Votre choix, notre soutien

Dès la naissance, les parents pourront faire le choix de l’alimentation du nouveau-né par l’allaitement maternel ou artificiel. Quelque soit ce choix, il sera accompagné par notre équipe d’auxiliaires de puériculture et sage-femmes. Nous portons une attention particulière au respect de la philosophie des soins centrés sur la famille et sur les besoins individuels de la mère et du nouveau-né.

Allaitement artificiel

Si vous choisissez un allaitement au biberon (dit “allaitement artificiel” ou AA), ou en cas d’impossibilité d’AM, nous veillons tout autant à sa mise en place. Nous proposons un traitement homéopathique voire médicamenteux à la mère pour limiter la montée de lait.

Il est toutefois possible de donner une tétée d’accueil en salle d’accouchement ; un premier biberon sera donné au bébé dans ses deux premières heures de vie.  L’équipe s’assurera ensuite que vous adoptez les bonnes méthodes pour nourrir votre enfant.

Durant votre séjour, les biberons de lait sont fournis en maternité. Les biberons sont donnés à température ambiante à la demande du bébé, en respectant un minimum de 3h entre chaque biberon en moyenne.

Télécharger : comment bien préparer un biberon

Comme lorsque le bébé est au sein, les tétées au biberon sont des instants d’échange entre l’enfant et son parent qui permettent de construire le lien qui les unit. La participation du conjoint est d’autant facilitée !

Allaitement maternel

L’allaitement maternel (AM) est la façon la plus naturelle de nourrir son enfant. Ses bienfaits sont nombreux et bien identifiés, pour le nourrisson et sa mère, dont voici les principaux :

  • L’ AM couvre les besoins nutritionnels d’un nourrisson jusqu’à ses 6 mois de vie et facilite la digestion
  • Il protège l’enfant des infections infantiles virales notamment (gastro-entérite, otite, infection respiratoire et urinaire), grâce aux anticorps maternels transmis par le lait
  • Il réduit le risque d’allergie, d’asthme et d’eczéma du nourrisson
  • Pour la mère, l’AM permet à court terme de diminuer les saignements utérins et la carence en fer et en hémoglobine (anémie)
  • L’ AM favorise la confiance en soi ainsi que le développement des interactions avec le bébé et renforce les liens d’attachement ; il prévient aussi le risque de dépression du post partum
  • A long terme, l’AM diminue le risque de survenue d’un cancer du sein et de l’ovaire notamment
  • Enfin, bénéfice de l’AM : c’est gratuit !

Nous favorisons la mise au sein dès la salle de naissance. Le nouveau-né cherche le sein souvent de lui-même à ce moment-là. La production de lait dépend essentiellement de la succion de l’enfant. Nous veillons attentivement au bon déroulement des tétées pendant votre séjour. 
Notre livret d’information sur l’AM vous donne quelques repères. N’hésitez pas à nous en parler ! Télécharger le livret sur l’allaitement maternel

Si votre enfant se trouve hospitalisé en néonatologie, cela ne doit pas entraver votre projet d’AM. Il est même recommandé dans la plupart des cas. Les équipes de maternité et de néonatologie mettront à votre disposition leur savoir-faire et vous soutiendront dans votre projet. Un tire-lait peut être utile pour stimuler la lactation. 

Télécharger : la location du tire lait

Télécharger : recueil et conservation du lait maternel

Parfois, des difficultés lors de la mise en place de l’AM surviennent, aussi bien physiques (douleurs, fatigue, quantité insuffisante,…) que psychologiques (sentiments mitigés de plaisir et déplaisir, inquiétude de ne pas avoir suffisamment de lait ou de “bon” lait, dépendance du nouveau-né à sa mère, place du conjoint, …). Il est important de savoir formuler ses inquiétudes auprès de professionnels, autant à la maternité qu’après le retour à domicile, afin d’être rassurées et ne pas compromettre le déroulement de l’allaitement. Sage-femme, auxiliaire de puériculture, puéricultrice, pédiatre, conseillère en lactation…sont autant d’interlocuteurs auxquels vous pouvez faire appel pour répondre aux questions. 

La maternité d’Albertville propose une réunion sur l’allaitement « Questions d’allaitement«   

Voici des liens vers les sites d’information : 

La Leche League : https://www.lllfrance.org/

Le site Mpedia, site de l’association française de pédiatrie ambulatoire  https://www.mpedia.fr/ 

Déclenchement du travail

Il consiste à provoquer des contractions utérines pour induire le travail, qui aboutit à l’accouchement. Il existe des indications médicales de déclenchement, en général au-delà de 37SA et la plupart du temps au-delà de 39SA. Le choix de la méthode de déclenchement (mécanique ou médicamenteuse) dépend notamment des antécédents obstétricaux (césarienne), des caractéristiques du col utérin le jour J, de l’indication du déclenchement. Le déclenchement est un processus progressif et souvent relativement long ; en effet, il peut durer entre 12 et 72h.
Les méthodes de gestion de la douleur liée aux contractions utérines sont similaires à celles d’un travail spontané. 

Notre rôle est d’accompagner le couple durant cette période d’attente rythmée par des enregistrements réguliers de rythme cardiaque foetal (monitoring) et soins adaptés à la situation (bain relaxant, analgésie, repos, repas et collation, etc…). L’accompagnant peut rester auprès de la femme tout à long de cette période.
Télécharger la documentation d’information

Oxytocine pendant le travail

En cas d’arrêt de progression de la dilatation du col utérin, ou en cas de déclenchement du travail, afin de régulariser les contractions utérines et optimiser leur efficacité, nous pouvons avoir recours à des méthodes non médicamenteuses (postures de la femme, acupuncture, homéopathie, rupture manuelle de la poche des eaux), puis si nécessaires, de méthodes médicamenteuses (perfusion d’oxytocine). 

Délivrance dirigée

Dans les instants qui suivent la naissance par les voies naturelles, il est recommandé de réaliser à la mère une injection intraveineuse d’une dose oxytocine afin de favoriser le décollement du placenta qui est ensuite expulsé de l’utérus. L’expulsion rapide et complète du placenta, grâce à cette perfusion d’oxytocine, prévient le risque d’hémorragie de la délivrance. Nous surveillons ensuite la survenue éventuelle de saignements anormaux d’origine utérine ou vaginale.

Antibiotiques pendant le travail

En fin de grossesse, il est recommandé de réaliser un prélèvement vaginal pour rechercher la présence de Streptocoque B. Il s’agit d’une bactérie fréquemment retrouvée dans la flore vaginale (on parle de portage physiologique), qui ne représente pas une infection en soi. En revanche, en cas de présence de Streptocoque B, nous mettrons en place une perfusion d’antibiotique dès l’ouverture de la poche des eaux afin de limiter le risque d’infection utérine, qui peut être grave pour le femme et l’enfant.

Naissances instrumentales

Certaines situations peuvent conduire la sage-femme vous accompagnant à solliciter l’intervention du gynécologue-obstétricien au cours du travail et de l’accouchement. Il est parfois nécessaire d’aider la naissance de l’enfant. Par exemple, en cas de défaut de progression malgré les efforts de poussée de la mère, ou en cas de mauvaise tolérance des efforts par le bébé, nous sommes susceptibles d’utiliser différents types d’instruments, tels que la ventouse, les spatules ou encore les forceps. Dans ces circonstances, les efforts de poussée restent l’élément essentiel.

L’épisiotomie n’est pas pratiquée de manière systématique. Il s’agit d’une incision du périnée réalisée  si l’on estime que la tension du périnée représente un obstacle à la naissance du bébé ou qu’une déchirure spontanée importante risquerait d’endommager gravement le périnée. 
Elle peut être réalisée par la sage-femme au cours d’un accouchement normal, ou encore par le médecin au cours d’une aide instrumentale à la naissance. Une épisiotomie, de même qu’une simple déchirure périnéale physiologique, est suturée après la délivrance à l’aide de fils de suture résorbables et sous anesthésie adéquate. Les soins d’épisiotomie ou de déchirure à prévoir vous seront expliqués.
En 2020, le taux d’épisiotomie à la maternité d’Albertville était de 4,5% en 2020 (moyenne en France de 20% en 2016).

En savoir plus sur les chiffres de l’enquête périnatale de 2016 

Accouchement du siège

Si la plupart des fœtus se présentent en position céphalique (tête en bas), il arrive parfois que le bébé se présente en position du siège (fesses ou pieds en bas). En France, environ 5% des femmes accouchent d’un enfant en position du siège.
Il existe des moyens pour favoriser le retournement du fœtus en présentation céphalique, afin de permettre un accouchement dans un environnement moins médicalisé.

Comme recommandé par le CNGOF, nous proposons à la maternité d’Albertville, en l’absence de contre-indication, une tentative de version par manœuvre externe (VME). La VME consiste à tenter de retourner le bébé à travers la paroi abdominale, au cours d’une consultation dédiée avec la sage-femme et le gynécologue. Cette manœuvre se fait sous contrôle échographique, avec un enregistrement du rythme cardiaque foetal (monitoring) pour s’assurer du bien-être du fœtus. On estime que le taux de succès d’une VME est d’environ 50%. Le geste n’est douloureux ni pour la mère ni pour le fœtus. Dans de très rares cas, des incidents surviennent, type contractions utérines, perte des eaux, mise en travail, qui justifient une prise en charge en maternité voire une naissance au décours. De manière encore plus exceptionnelle, une mauvaise tolérance foetale justifie une naissance rapide de l’enfant qui est alors réalisée par césarienne.
Télécharger la documentation du CNGOF sur la VME

Des séances d’acupuncture à la maternité peuvent également être proposées pour favoriser le retournement spontané du fœtus.
Dans le cas où ces techniques se révèlent inefficaces, on réalise une radio du bassin de la mère (radiopelvimétrie) pour s’assurer que ses dimensions sont suffisantes et ainsi envisager un accouchement par les voies naturelles en toute sécurité. L’estimation du poids foetal est aussi un élément fondamental dans la décision de la voie d’accouchement. En fin de grossesse, le gynécologue s’assurera que toutes ces conditions de sécurité sont réunies avant de proposer un accouchement par les voies naturelles. 

A l’occasion d’un accouchement d’un foetus en siège, la présence d’une équipe complète est requise en salle de naissance (gynécologue, sage-femme, médecin anesthésiste, pédiatre, auxiliaire de puériculture). La décision finale de tentative d’accouchement par les voies naturelles ou par césarienne revient au couple, une fois informé.

Naissance par césarienne

La naissance par les voies naturelles n’est parfois pas être possible, pour une raison maternelle ou foetale. Nous avons donc recours à la césarienne, qui permet la naissance par une incision horizontale juste au dessus du pubis de l’abdomen puis de l’utérus.

Notre maternité dispose d’une salle de césarienne dédiée, ainsi qu’une salle de soins du nouveau-né, au sein du bloc opératoire attenant à la salle d’accouchement. Une césarienne peut être réalisée à toute heure du jour ou de la nuit, en urgence en cours de travail ou en dehors du travail, grâce à la disponibilité sur place de l’équipe obstétrico-anesthésique (sage-femmes, gynécologue-obstétricien, anesthésiste et auxiliaire de puériculture) et de l’équipe infirmière du bloc opératoire (infirmière anesthésiste et panseuse). 

Dans de rares indications maternelles ou foetales, un accouchement par les voies naturelles ne peut s’envisager et une césarienne sera programmée lors d’une consultation avec l’obstétricien en fin de grossesse.

En 2020, le taux de césarienne à la maternité d’Albertville était de 17,8%, comprenant les césariennes programmées et non programmées (taux moyen de césariennes en France autour de 21% selon l’enquête périnatale 2016.

La césarienne se pratique dans la grande majorité des cas sous anesthésie loco-régionale, c’est à dire péridurale ou rachianesthésie, mais dans de rares situations, une courte anesthésie générale de la femme peut être nécessaire en cas d’analgésie insuffisante. 

Une césarienne, bien que très différente d’un accouchement par les voies naturelles, reste néanmoins la naissance d’un nouveau-né. Nous sommes particulièrement attentifs à maintenir le couple au centre de cet instant, et protéger le lien qui s’établit entre le nouveau-né et ses parents. Nous essayons de favoriser la présence du conjoint auprès de sa compagne en salle de césarienne, si cela est leur désir, et en l’absence de contre indication (césarienne en urgence notamment, anesthésie générale).

Le contact entre les parents et leur nouveau-né est privilégié. Dès sa naissance, le nouveau-né est déposé dans les bras de sa mère. Nous encourageons ensuite le peau-à-peau avec le coparent pendant la fin de la césarienne et la surveillance qui suit la césarienne.
Au cours de la césarienne, nous mettons en place une sonde urinaire dans la vessie qui permet de drainer les urines. La pose est indolore et son retrait est effectué dans les 24h qui suivent la césarienne la plupart du temps. De même, une perfusion est laissée en place en général durant les 24 premières heures suivant la césarienne. Elle permet, entre autres, de donner des traitements antalgiques, qui garantissent un confort suffisant pour qu’elle puisse prodiguer les soins à son bébé et se mobiliser rapidement.

La césarienne est une intervention chirurgicale courante et la plupart du temps simple. Il existe néanmoins des risques inhérents à une chirurgie abdominale, tels qu’une plaie des organes de voisinage (vessie, uretère, intestin, vaisseaux sanguins) qui peuvent nécessiter un traitement médical ou chirurgical spécifique. Ces risques sont rares.
Après la césarienne, nous sommes vigilants à l’apparition éventuelle de signes de phlébite (caillot de sang dans le mollet en général), d’infection ou d’hématome de la cicatrice.
Télécharger la fiche d’information

A noter, les équipes obstétricales, pédiatriques et anesthésiques suivent les recommandations de bonnes pratiques. Dans le cadre du réseau de périnatalité RP2S, les professionnels de santé des différents corps de métiers de la maternité suivent ensemble régulièrement des sessions de simulation de situations d’urgence maternelle ou néonatale en salle d’accouchement, nous permettant de maintenir le niveau de réactivité et de mise à jour nécessaire à la bonne pratique clinique.

Prématurité et néonatalogie

Le service de néonatalogie attenant à la maternité est dédié à la prise en charge des nouveau-nés à terme ou prématurés. Son organisation et les soins prodigués sont détaillés dans l’onglet Pédiatrie.

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Votre séjour à la maternité d'Albertville

Deux heures après la naissance, nous vous accompagnons avec votre enfant dans votre chambre en Suites de naissances. Une sage-femme et une auxiliaire de puériculture seront à vos côtés. Votre séjour, qui durera entre 3 et 5 jours en moyenne, sera l’occasion de faire connaissance avec votre bébé, son rythme et ses besoins.
La durée du séjour dépend du mode d’accouchement et de l’état de santé de la mère et de l’enfant. Le conjoint est le bienvenu tout au long du séjour sans restriction d’horaires.

Votre environnement

L’ allaitement

 Le suivi médical du nouveau-né

Les visites à la maternité

Le retour à domicile

Le suivi médical de la maman

Votre environnement

Le service est composé de 21 chambres individuelles, chacune est équipée de sanitaires et d’une douche, d’une ligne téléphonique directe, d’un téléviseur et du réseau internet WIFI.

Tous les espaces de la maternité (chambres, couloirs, balcons…) sont des espaces non fumeurs. Nous vous remercions de préserver le bien être de chacun en sortant fumer, si besoin, à l’extérieur de l’hôpital. Par ailleurs, l’équipe d’accompagnement en addictologie, mais aussi l’équipe soignante, peut vous proposer des patchs ou gommes nicotiniques si vous en éprouvez le besoin.

Sauf situation exceptionnelle, les bébés ne sont pas séparés de leur mère, y compris la nuit. N’hésitez pas à solliciter l’aide de la sage-femme ou l’auxilliaire de puériculture si vous en éprouviez le besoin, quelqu’en soit la raison.

L' allaitement

Notre souhait est de respecter votre choix d’allaitement, maternel ou au biberon, et de vous accompagner dans ce choix. Retrouvez toutes nos informations sur le sujet en haut de cette page !

Le suivi médical du nouveau-né

Un premier examen clinique complet est effectué dans les 2h suivant la naissance par la sage-femme.

Le pédiatre examinera ensuite le nouveau-né au cours du séjour. Selon les recommandations nationales, nous proposons le test sanguin du 3ème jour pour le nouveau-né, le test de Guthrie (prélèvement de quelques gouttes de sang pour rechercher des maladies rares) ainsi que le dépistage néonatal de la surdité.

Télécharger le document d’information Guthrie 1 et Télécharger le document d’information Guthrie 2 ainsi que Télécharger le document d’information sur le dépistage de la surdité

En cas de nécessité, le bébé sera transféré dans l’unité de néonatologie, située au même étage.

Durant le séjour en maternité, nous vous expliquerons les bons gestes à adopter pour favoriser le bien-être, les soins et le sommeil du bébé, en toute sécurité. 

Télécharger le document Les 10 règles d’or du sommeil du bébé et Télécharger le document Le sommeil du bébé sur le dos

Les visites à la maternité

Le matin étant réservé aux soins, les visites sont autorisées de 13h à 20h. Cependant, privilégiez les visites après 17 heures pour permettre aux mamans de faire la sieste et de s’adapter au rythme de leur bébé. 

Le conjoint n’est pas considéré comme un visiteur ; il peut assister aux soins de votre enfant avec la mère chaque jour sans restriction d’horaire.

En ce qui concerne les jeunes enfants, seules les visites des frères et sœurs du bébé sont autorisées. Les enfants de moins de 15 ans autres que la fratrie ne sont pas autorisés.

Le retour à domicile

Pour lui permettre de rentrer à domicile dans les meilleures conditions, le couple peut bénéficier d’un accompagnement à domicile par une sage-femme libérale. Ce suivi est pris en charge à 100 % (dans la limite des tarifs de base de l’Assurance Maladie).

La sage femme libérale choisie pourra se rendre au domicile dans les jours qui suivent le retour afin de répondre aux questions, peser le bébé, accompagner le couple selon le mode d’alimentation mis en place en maternité, surveiller la cicatrisation du cordon ombilicale etc…

Le document ci-joint liste les sages-femmes libérales de Savoie. En cours de création – Listing SFL 73

  • La durée de séjour classique est de 72 à 96 heures (soit 3 à 4 jours pleins) après un accouchement par voie basse, et de 96 à 120 heures (soit 4 à 5 jours pleins) après un accouchement par césarienne.
  • Si vous le souhaitez, et selon votre état de santé ainsi que celui de votre bébé (prise de poids, alimentation, absence d’ictère…), une sortie précoce de la maternité peut être envisagée. Ceci correspond à un retour à domicile avec votre enfant avant les 72 premières heures de vie (soit 3 jours pleins) en cas d’accouchement par les voies naturelles, ou 96 heures (4 jours pleins) en cas de césarienne. Dans ce cas, le passage d’une sage-femme libérale à votre domicile est obligatoire le lendemain de votre sortie. Il est fortement conseillé de prendre contact avec la sage-femme libérale dès le 6ème mois de la grossesse pour préparer cette éventuelle sortie précoce.

Pour en savoir plus sur la sortie précoce avec le dispositif PRADO (Programme de Retour A DOmicile) et le flyer PRADO

Le suivi médical de la maman

L’utérus 

Comme la grossesse, la période qui suit l’accouchement, appelée “post partum” est l’occasion de nombreux changements dans votre corps.
L’utérus va progressivement retrouver sa taille, involuer. Vous pourrez ressentir des contractions utérines (appelées “tranchées”) dans les jours qui suivent la naissance, en particulier lors des tétées.
A ces sensations abdominales s’ajoutent des pertes de sang, appelée “lochies”, en faible quantité, pouvant parfois durer 3 à 4 semaines. Le retour de couches (les premières règles après l’accouchement) surviennent généralement 4 à 5 semaines après la naissance, en l’absence d’allaitement maternel et de contraception hormonale. Elles peuvent être relativement abondantes. L’allaitement maternel peut retarder le retour de couche. Néanmoins, il ne faut pas le considérer comme une méthode contraceptive efficace.
La contraception sera abordée lors du séjour à la maternité mais aussi lors de la visite post natale 2 mois après l’accouchement .

Dans le mois qui suit l’accouchement, nous vous conseillons d’éviter les bains, baignades et l’utilisation de tampons, afin d’éviter les infections utérines. Les signes évocateurs d’une infection sont la fièvre>38°C et/ou des pertes vaginales malodorantes et/ou une douleur abdominale importante. Ces symptômes doivent vous conduire à consulter rapidement.

 

Le périnée 

Les seuls soins à apporter sont une toilette quotidienne de la vulve avec un savon doux. La sage femme libérale peut contrôler la cicatrisation lors de son passage à domicile. La plupart du temps, la cicatrisation est complète en une quinzaine de jours et peut s’accompagner de démangeaisons et sensations de “tiraillements”. 
Pour favoriser la récupération des muscles périnéaux et abdominaux, il est recommandé d’éviter les sports intenses et à à-coups (course à pied, fitness, crossfit…) dans les 2 mois suivant accouchement.  La visite post natale sera l’occasion d’évaluer la tonicité périnéale et de diagnostiquer les éventuelles fragilités persistantes. Une rééducation des muscles périnéaux est parfois prescrite à cette occasion, en particulier en cas de persistance de fuites urinaires d’effort (à la toux, à la marche ou au rire par exemple).

L’humeur

Au-delà des sensations corporelles, le post partum est une période riche sur le plan psychique et émotionnel. Les parents peuvent ressentir des émotions contradictoires dans les jours qui suivent la naissance de leur enfant.

Vers le 3ème jour qui suit la naissance, la maman peut être triste, pleurer facilement, s’inquiéter pour de petits événements sans gravité. Il s’agit d’une réaction physiologique, le baby blues, liée à une diminution brutale des hormones présentes pendant la grossesse, accentuée parfois par la fatigue et le manque de sommeil. Cet épisode est passager, il peut durer de 1 jour à 2 semaines. Spontanément, les signes de tristesse ou d’angoisse disparaissent.

En cas de persistance de ces signes, il peut s’agir d’une dépression du post-partum. D’autres signes peuvent s’ajouter, tels que les troubles de l’appétit, trouble du sommeil, une fatigue importante, un manque de motivation, une peur de mal faire… Ces difficultés peuvent altérer les interactions et les liens qui se tissent entre la mère et son enfant. En cas de signes évoquant une dépression du post partum, la femme elle-même ou son entourage ne doit pas hésiter à en parler à un professionnel de santé (médecin généraliste, sage femme libérale ou hospitalière, psychologue, gynécologue, professionnels de la PMI). Un soutien psychologique adéquat, parfois associé à un traitement, permet à la maman de retrouver la sérénité.

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